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Soif d'exotisme ?

Visuel Soif d'exotisme ?

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Le 01 mars 2020

La recette que Joseph Noilly a inventée en 1813 n’a jamais varié. Le Noilly Prat, doyen des vermouths français, est toujours élaboré à Marseillan à partir de mistelle, un mélange d’alcool et de moût de raisin, et de vins blancs secs régionaux, clairette et picpoul. La première vieillit dans des chais centenaires. Les seconds passent un an dans des fûts entreposés à ciel ouvert afin d’obtenir une couleur et un goût plus prononcés. « Camomille, coriandre, écorce d’orange amère… une vingtaine de plantes et d’épices sont ajoutés lors de l’assemblage », précise Olivia Gérardin, responsable de la maison Noilly Prat. Et pour plonger dans les coulisses de cette production ou élaborer son propre extra dry, direction les entrepôts de Marseillan. En ce début d’année, les visiteurs découvriront aussi le nouveau look du Noilly Prat. « La bouteille opère un retour à sa forme originelle, avec une étiquette d’inspiration vintage et un poids réduit pour diminuer l’impact carbone », annonce Olivia Gérardin.

www.noillyprat.com

ASSYRTIKO ET MALVOISIE

À Fontanès, le Château La Roque, propriété de Sylviane et Bertrand Barascud, concilie lui aussi caractère historique et sens de l’innovation. Cultivant la vigne depuis 1259, ce domaine de 45 hectares certifiés en bio et biodynamie s’apprête à commercialiser deux micro cuvées atypiques. « Elles seront respectivement issues du cépage grec assyrtiko et de la malvoisie d’Istrie que nous sommes parmi les premiers en France à avoir planté dans le cadre d’une démarche d’adaptation au changement climatique », souligne Natalia Romanchenko, responsable commerciale. Un sacré pari pour ce domaine situé en AOC Pic Saint-Loup. Car faute de figurer dans le cahier des charges de l’appellation, ces mono cépages seront estampillés Vin de France ou IGP. Le jeu lui, en vaut la chandelle. Cet été, face à un coup de chaud sans précédent, les parcelles expérimentales d’un demi hectare chacune, se sont montrés plus résistantes que leurs voisines plantées avec des cépages traditionnels du Sud. « En cours de fermentation, les assyrtiko et malvoisie s’annoncent prometteurs avec des équilibres sucre acidité
assez similaires à ceux observés dans leur pays d’origine », ajoute Natalia Romanchenko. Pour les
déguster, il faudra patienter jusqu’au printemps prochain.
www.chateau-laroque.fr

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